Règle de Saint Benoît

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raccourcis sur la page :  liturgie - lectio divina - travail - noviciat - profession - stabilité - monastère - abbé - chapitre - horaire

   Cette représentation est issue
  de la couverture d'un CD Audio.
  La Règle de St Benoît
  dite par Michaël Londsdale
  (JADE)

La Règle de saint Benoît
Elle se compose de 73 chapitres et d’un prologue. Elle a pour objet de structurer la vie monastique. St Benoît, veut en effet instituer "une école de service du Seigneur". Il mêle conseils spirituels et directives pratiques dans sa règle qui suit le plan général suivant :

"[...] pratique jusqu'au bout, avec l'aide du Christ, cette petite Règle écrite pour des débutants. Alors, avec la protection de Dieu tu parviendras à ces sommets plus élevés d'enseignements et de vertu, que nous venons de rappeler. Amen". Tels sont les derniers mots de St Benoît à ses moines.
La Règle partage la vie du moine entre la prière, le travail manuel et la lectio divina (étude attentive et méditation des textes de la Bible et des commentaires patristiques). Au centre de la vie monastique se trouve la prière liturgique (Opus Dei ou oeuvre de Dieu) "à laquelle rien ne doit être préféré". Cette Règle initialement uniquement suivie dans l’ordre bénédictin deviendra aussi celle des moines cisterciens. Le travail manuel diminua peu à peu pour laisser plus de place à la copie. Il fut remis à l'honneur à l'occasion de plusieurs réformes et de la fondation du "nouveau monastère", Notre-Dame-de-Cîteaux, qui donnera naissance à l'orde cistercien.

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St Benoît reçoit un moine

La Règle organise la communauté.
Après un noviciat d’un an, le moine prend un engagement. La profession est une consécration au service de Dieu en même temps qu’un contrat bilatéral, passé entre la communauté et un profès qui se lie définitivement à son monastère par le vœu de stabilité. Composé de personnes lui appartenant irrévocablement, le monastère est une famille, gouvernée par un abbé, père de ses moines comme son nom l’indique (syriaque abba , qui signifie père). L’abbé est élu à vie par les moines. Il est assisté habituellement dans l’exercice du gouvernement par un conseil de quelques moines; de plus, pour les affaires les plus importantes, il doit demander et suivre l’avis de l’assemblée des moines réunis en chapitre. L’abbé nomme aux diverses fonctions les officiers du monastère (notamment, le cellerier et le portier), responsables devant lui. À une époque où la société était en pleine dissolution, ces dispositions, dont la nature et la nécessité paraissent incontestables, ont assuré aux monastères une solidité qui explique leur action et leur influence. Les maux dont souffrit l’ordre bénédictin au cours de son histoire sont dus à la non-observance de points essentiels de la règle. La règle contient une norme très précise d’ascèse monastique, avec une doctrine spirituelle centrée sur la personne du Christ, mais elle entre peu dans les détails de la vie, laissant à l’abbé une grande liberté d’interprétation. Elle insiste sur la discipline intérieure, l’abnégation de la volonté et l’obéissance. N’imposant pas au moine une attitude artificielle, elle tend à le former par le dedans en respectant les aptitudes et les tempéraments; c’est ce qu’on appelle la discrétion bénédictine. L’horaire monastique comporte toujours, en plus d’un long office de nuit, qui coupe le sommeil ou commence longtemps avant l’aurore, la messe conventuelle, les vêpres qui achèvent la journée et les complies qui précèdent le coucher. Les autres "heures" de l’office, plus brèves, sont réparties dans la journée. Lectio divina et travail se partagent le reste du temps, suivant des modalités qui peuvent varier à l’infini.


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